Mardi 9 octobre, Frédéric BOUSCARLE, Président de HANDI POP', s'est rendu au ministère des finances pour y rencontrer Eric WOERTH, ministre du Budget, dans le cadre d'une réunion organisée par UMP Grandes Ecoles. Au cours de cette réunion, notre Président a pu interroger le ministre sur les franchises médicales. Voici la question et la réponse, en espérant que cela vous éclairera un peu mieux sur le sujet. --------------
Frédéric BOUSCARLE : Les handicapés et malades d’ALD seront-ils exonérés de la franchise médicale ? Eric WOERTH : Pour les franchises médicales, il faut le faire car il s’agit d’un problème majeur. Le déficit est déjà de 14 milliards d’€ et, tous les ans, la dérive augmente de 2 milliards. L’endettement de la sécurité sociale est un endettement actif de 70 milliards d’€. Les dépenses des retraites vont augmenter dans les années à venir. Par exemple, les derniers traitements qui vont sortir pour prolonger la vie de malades atteints de certains cancers de 2-3 mois s’élèvent à 40.000€ par malade. La création de médicaments pour les maladies orphelines coûte environ 1 million d’€ par patient et il est inconcevable de ne pas le faire. La question ne se pose même pas, les traitements doivent être accessibles à tous. Il convient donc : - de contrôler la véracité du prix du traitement ; - de s’interroger sur la manière de répartir. Combien doit-il rester à la charge des patients ? Qu’est ce qui relève de la solidarité ? Les affections longue durée représentent 70% des dépenses maladie. Il s‘agit donc de respecter l’accès aux soins pour tous mais aussi d’intégrer la responsabilité individuelle relevant de la prévoyance et de l’assurance.
Les critères de répartition sont obscurs et doivent être éclaircis. Le handicap doit être pris en charge. La franchise doit l’intégrer. Il y a un plafond par an (50€) sur l’ensemble des actes avec une franchise de 1€. Vous participez un moment donné à vos soins de façon fermée puisque, quand vous atteignez les 50€, le reste relève de la solidarité. Chacun doit prendre ses responsabilités et comprendre que s'il paie pour ses vacances, il est également normal qu’il dépense pour sa propre santé.
Devraient être exonérés de cette franchise les titulaires de la CMU, les femmes enceintes et les enfants. |