Une pratique des mots est devenue courante, notamment en politique, et nous devons fermement la dénoncer: c’est l’usage abusif et fréquent d’un terme désignant le handicap pour qualifier un adversaire.

L’insulte est culturellement ancrée dans le négatif et lorsque l’on traite d’autiste celui qui refuse d’entendre ou de comprendre un message, par assimilation à un handicap douloureux qui isole la personne qui en est porteuse.

Lorsque l’on traite de « mongol » ou de « gogol » quelqu’un qui présente un comportement particulier, c’est l’ensemble des personnes trisomiques et leurs familles que l’on outrage.

Pourquoi considérer la schizophrénie comme une affection à haut risque quand elle n’intervient que dans 5% des cas et n’arrive qu’en dernière position après les troubles de la personnalité, l’alcoolisme, les troubles de l’humeur, les toxicomanies. La violence est beaucoup plus souvent le fait de la dépression et de l’alcool que la schizophrénie, mais ce n’est pas l’image qui émerge.

La charge émotionnelle et l’amalgame génèrent des réactions de rejet dans la société!

Même si elles sont quelquefois employées de façon familière ou avec humour, les expressions blessantes sont nombreuses: « sourd comme un pot »(de chambre), taper comme un sourd… et pleins d’autres…

Frédéric Bouscarle

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