Notre équipe nationale est composée d'un président, d'un vice-président, d'une responsable communication, d'un responsable relations avec les élus, d'un rédacteur, d'une chargée de mission, d'une webmaster et de 3 responsables de pôles handicap : publics malentendants et sourds, malvoyants et aveugles, personnes atteintes de déficience mentale.
J'ai 27 ans, je suis commercial. Pourquoi ce blog ? Par conviction, et par mes actions, je souhaite contribuer à l'évolution des mentalités et au changement de regard que l'on porte habituellement sur le handicap. La loi du 11 février 2005 n'est pas une fin en soi et le temps est venu de faire l'état des lieux et de rencenser les "oublis" où les lacunes de ce texte pour le faire évoluer dans l'intérêt de la personne handicapée.
Faisant parti du groupe de travail dans le cadre du projet UMP avec le Président de la Comission Nationale de l'UMP, chargée des personnes handicapées, je m'engage à tenir compte de l'éventuelle contribution que vous pouvez me faire parvenir pour étoffer notre réflexion dans une perspective d'avenir.
Pierre DENIZIOT Vice-président Responsable aux relations avec les élus
Age : 25 ans - Handicap : Personne de petite taille
HANDI POP’ me permet de réunir mon engagement personnel et citoyen dans le domaine du handicap avec mon engagement politique. Depuis 2 ans, je suis membre de la commission extra-municipale chargée de la politique sociale de Boulogne-Billancourt et dans la commission communale d’accessibilité. Nous travaillons sur les actions que doit mener la ville pour limiter les situations de handicap.
Par ailleurs, je viens de rejoindre HANDI POP’ qui aborde le handicap d’une manière originale, constructive et enthousiaste. Je me reconnais pleinement dans notre détermination à être une force de proposition au sein de notre parti, auprès des différents ministères et des élus.
Je suis aussi convaincu que nos différences sont une chance et c’est pourquoi il revient à HANDI POP’ d’encourager les personnes handicapées à nous rejoindre, à venir enrichir notre mouvement de nouvelles idées et de nouveaux points de vue. Le regard porté sur les personnes handicapées doit absolument changer dans la société française toute entière et HANDI POP’ commence à le changer, dès à présent, dans notre famille politique.
Age : 30 ans - Handicap : Aucun, mais beaucoup de défauts
Je me suis engagée aux côtés de Fréderic suite à notre rencontre lors d'une réunion sur la thématique de la solidarité dont j'ai la charge. La problématique du handicap me tient à coeur et je souhaite m'y investir plus spécialement en mémoire d'un ami handicapé proche - décédé depuis - qui à forcé mon respect par sa dignité, son intelligence et son courage.
Dans le cadre de mon engagement politique à Droite, il me semble urgent de mettre à mal cet égalitarisme qui rabaisse vers le bas les personnes handicapées en saupoudrant par de faibles aides financières uniformes pour obtenir la paix sociale et qui maintiennent nombre de personnes handicapées dans un monde parallèle. Nous devons donner à tous ceux qui le peuvent les mêmes chances et donc les mêmes moyens (éducation, formation, accessibilité, centres relais ...) pour avoir accès à l'emploi.
D'un autre côté, ceux dont le handicap est trop lourd et qui ne sont pas en mesure de travailler doivent pouvoir être autonomes financièrement. Je ne veux plus entendre de personnes handicapées isolées, venir nous dire qu'elles ne peuvent pas manger à leur faim et ont du mal à se loger en Ile-de-France avec 650 euros par mois ! Nous avons le devoir de donner le droit aux personnes handicapées de s'épanouir. Je pense que Nicolas SARKOZY a tout compris quand il parle de la nécessaire mixité entre personnes handicapées et personnes valides. Nous avons instinctivement mis en place au sein de notre équipe cette mixité, pour que tout devienne possible... pour nous tous.
Professeur spécialisé (CAPEJS) auprès des jeunes sourds, je me suis engagée auprès de mon frère Frédéric car je souhaite également contribuer à l'évolution des mentalités et au changement de regard sur le handicap et surtout en ce qui concerne le monde de l'éducation des jeunes sourds dont je suis chargée.
Actuellement, la scolarité des jeunes sourds est loin d'être convenable, il est temps donc de revoir la loi du 11 février 2005 afin de faire l'état des lieux, de la faire évoluer en créant des nouvelles structures comme par exemple la création des classes bilingues (LSF/français écrit), la mise en place des interprètes professionnelles en LSF, des codeurs etc...
Que la langue des signes française soit reconnue comme langue à part entière en encourageant la création et le développement, sur tout le territoire français, de lieux d'enseignement où cette langue peut être pleinement enseignée et pratiquée pour que tous les enfants sourds puissent recevoir une éducation digne de ce nom.
Jean-Francois KACZMAREK Responsable du pôle des publics malentenants et sourds
Issu de plusieurs générations de sourds, développeur informatique, sourd, marié avec une femme qui rencontre le même handicap et deux superbes filles dont l'aînée est malentendante.
Mon engagement à HANDI POP' est le fruit de mes convictions. Je suis très attaché aux valeurs de la droite et je souhaite avoir la possibilité de défendre les droits des sourds à leurs côtés. Je souhaite que nous ayons aussi la possibilité de nous présenter aux élections comme tout citoyen à part entiere car laisser les handicapés sous la table, c'est bel et bien terminé !
Un sourd a les capacités pour vivre comme tout le monde donc je m'engage en tant que Vice-président du mouvement, à donner un meilleur chance aux nouvelles générations à commencer par ma fille aînée qui est aussi malentendante.
Nous devons, premièrement, participer à la création de centres relais qui permettront aux sourds d'être autonomes au quotidien comme tout le monde.
Deuxièmement, donner enfin une vraie éducation scolaire aux enfants sourds grâce au bilinguisme et troisièment, reconnaître le métier d'interprète comme métier d'Etat.
Enfin, les revendications salariales et d'emploi doivent être revues à la hausse en donnant une vraie parité.
Pour finir, les Handicapés, ce n'est pas nous et ce sont les personnes valides qui font que nous sommes considérés comme des handicapés. Ainsi, s'ils avaient la possibilité de nous donner une accessibilité totale, le mot "handicapé" existerait-il ?
Sourdicalement et umpiement vôtre.
Christine FEIDT Responsable du pôle handicap visuel
Après avoir mené durant près de 30 ans la vie d’une valide, j’ai dû, au cours de mes 20 dernières années, mener un combat incessant contre les préjugés, j’ai voulu, dans le cadre de mon activité professionnelle dédiée au service des personnes handicapées, leur éviter les arcanes par lesquelles je suis passée moi-même et faire évoluer les mentalités, en démontrant qu’une personne handicapée peut parvenir à des résultats en tous points similaires à ceux des valides, même si les moyens ou les outils employés diffèrent, qu’il s’agisse de l’accessibilité, de l’accès à l’emploi, aux loisirs, à la culture. Encore faut-il que ces moyens et ces outils soient mis à la disposition des personnes handicapées, pour les aider à relever le défi de leur handicap.
Les lois fondamentales relatives aux personnes handicapées ont toujours été prises par des gouvernements de droite (1975, 1987, 2005). Si la loi du 11 février 2005 constitue un progrès indéniable, il n’en faut pas moins continuer à montrer de l’audace, encore de l’audace, toujours de l’audace, comme le rappelait Nicolas SARKOZY. L’égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées ne doivent pas constituer des mots déculpabilisants, mais devenir des réalités tangibles. Chacun n’est-il pas une personne handicapée potentielle ?
Cette volonté d’aller de l’avant, cette dynamique, cette motivation à faire tomber les tabous, je l’ai pleinement trouvée au sein de Handipop‘, qui, en fédérant toutes les bonnes volontés, doit être l’avant-garde de la révolution culturelle en matière de handicap dans notre pays.
Eric FRANCINE Responsable du pôle déficience mentale
Handicap : aucun, mais père d’un enfant trisomique 21
Parent d’un enfant atteint d’un handicap mental, nous avons décidé avec ma famille de nous engager très tôt, afin de sensibiliser la société à changer le regard porté sur nos enfants handicapés.
La création de l’association « Amour d’enfants », dont ma mère est la présidente, est née. Elle a pour but d’organiser des manifestations en vue de récolter des fonds pour financer des projets d’équipements auprès des établissements spécialisés et d’organiser chaque fin d’ année un arbre de noël pour les enfants handicapés mentaux et le partager avec des enfants de classe primaire.
L’intégration doit se faire dès le plus jeune âge. Elle passe par l’accès en crèche, c’est une première étape pour les puéricultrices et surtout pour les tout-petits. Puis la maternelle qui est l’apprentissage pour tous les enfants du respect, de la différence, source de richesse, facteur pédagogique de solidarité envers les plus faibles.
Certains petits handicapés sont atteints d’un handicap plus lourd et il nous faut créer davantage d’établissements spécialisés : beaucoup d’enfants encore ne sont pas admis faute de place. Il faut revaloriser également le métier des éducateurs spécialisés qui font un excellent travail au quotidien, souvent très éprouvant et peu reconnu.
Autant de sujets importants qui jalonnent leur parcours jusqu’à l’âge adulte… C’est pour ces raisons que je souhaite m’engager au sein d’ HANDI POP'.
Le discours de notre Président de la République, Nicolas Sarkozy, prononcé lors du congrès annuel de l’UNAPEI le 9 juin 2007 (date d’anniversaire de mon fils valentin), m’a beaucoup ému et me renforce dans ma conviction de m’engager d’avantage dans cette action, pour nos enfants, pour notre mouvement politique au travers d’ HANDI POP'.
Age : 43 ans - Handicap : séquelles d'accident non apparentes
Depuis toute petite, j'ai toujours été sensible à la question du handicap. Mes interrogations spontanées ont d'ailleurs parfois mis ma mère mal à l'aise mais, contrairement à certains parents qui grondent leur enfant en lui disant "tais-toi", elle a toujours eu l'intelligence et la pédagogie de m'expliquer les choses.
La vie nous réserve parfois de mauvaises surprises... Chacun de nous peut basculer du jour au lendemain dans une situation d'invalidité ou de handicap. J'en ai fait la triste expérience, suite à un accident de voiture survenu en avril 2003 (mini-traumatisme crânien et coup du lapin).
Après avoir tenu aux nerfs pendant un peu plus d'un an, j'ai "disjoncté" et j'ai été contrainte de m'arrêter de travailler. Après deux ans d'arrêt-maladie, je me retrouve en invalidité de seconde catégorie depuis décembre 2006. En apparence, je ne fais pas mon âge mais, intérieurement, j'ai l'impression d'avoir pris vingt ans en l'espace de quelques années ! J'alterne les phases d'insomnie et d'hypersomnie, je suis devenue agoraphobe (crainte de la foule), je ne supporte plus le bruit, j'ai des douleurs quasi-permanentes, des absences et beaucoup de mal à gérer mon quotidien (les papiers, notamment).
Mon engagement au sein de HANDI POP' va avec mon souhait de toujours de voir le quotidien des personnes handicapées mieux pris en compte au sein de la société. Cela me permet également de ne pas être totalement inactive, en essayant d'apporter ma petite pierre à un édifice dont la construction est loin d'être achevée...
J'offre ce modeste témoignage à tous ceux qui sont confrontés au handicap ou à l'invalidité dans leur vie quotidienne et je formule le voeu que les personnes valides prennent conscience qu'il n'est pas nécessaire d'être dans un fauteuil roulant pour être en invalidité et qu'il existe des "maladies invisibles", comme la fibromyalgie, qui suscitent souvent une certaine incompréhension de la part de l'entourage, du moins les premières années.